Episode 2, suite au message précédent, grâce à une anecdote survenue samedi, pendant une surveillance de devoir en 4h avec mes maths spés...

Certains travaillaient sur un groupement de textes évoquant les avantages et les inconvénients respectifs de la pauvreté et de la richesse. Un texte de Bruck*ner, en particulier, évoquait le caractère humiliant de la pauvreté avec cette formule-choc, P*over*ty s*uck*s ! traduite un peu plus loin, de manière tout à fait appropriée, par l'expression française la p*auvre*té c*rain*t. 

Pendant le devoir, un étudiant vient me voir à mon bureau, en me demandant s'il n'y a pas une erreur de traduction dans le texte. Surprise, je regarde le texte incriminé - l'expression anglaise que je viens de citer -. Je confirme l'autotraduction de l'auteur. L'élève, dubitatif, me fait remarquer que ce n'est pas là le sens de to s*uc*k en anglais - la conversation prenait un caractère franchement scabreux... Dans ces moments-là, en vrai taureau astrologique, je fonce dans le tas. "Certes, ce verbe signifie s*uce*r, mais en argot, to s*uc*k peut signifier craindre". Et grâce aux heures passées dans mon enfance devant les dessins animés de Tex Avery, grâce aux heures passées encore dernièrement devant des séries américaines en V.O., j'ai pu décocher la flèche du Parthe - mais pas trop perfidement, car je les aime bien quand même...

et, plus particulièrement, a s*uck*er est un imbécile...

Tout ça pour dire que je comprends mieux, parfois, le désespoir de leur prof d'anglais. Et quand je vois qu'ils préparent les écoles militaires, je me dis que s'ils ne sont pas prêts pour l'Ecole de l'air, où le niveau d'anglais est crucial, ils seront parfaits pour Navale, parce qu'ils maîtrisent à la perfection l'art de ramer...