Cette année, qui est loin d'être encore finie, a vu Kalliope baigner - au moins - ses doigts de pieds (parfois encore dans les chaussures...) aux quatre coins de la France et du monde (disons, euh, deux coins chacun ?), dans l'océan indien, dans l'océan atlantique - les doigts de pied, si !-, dans la mer Egée et la mer Méditerranée (non, ce n'est pas exactement la même...). Et presque dans la Manche (je ne peux pas prétendre le contraire, un esprit farceur me dénoncerait ici).

Cependant comme elle se limite parfois aux doigts de pied, il faut bien trouver à se désennuyer sur sa fouta. Comme ses voisins de fouta ont une réceptivité à ses bavardages limitée, Kalliope quelquefois se tait pour écouter... les mots écrits par les autres. 

S'impose alors le problème du transport : dans les valises, dans les soutes des avions low-cost ou des cars qui traversent l'Europe, la place est - comme la réceptivité de ses voisins - limitée, alors même que la capacité de K. à voyager par les mots est, elle, quasi-illimitée. Parce qu'elle est fille de libraire et voue donc un culte à l'objet livre - sans la moindre sensibilité bibliophile -, Kalliope se refuse à passer aux livres électroniques et préfère emporter et ramener plusieurs ouvrages qu'elle caressera ensuite - des yeux - dans sa bibliothèque, en souvenir des plaisirs passés (avant d'éprouver beaucoup moins d'affection en ployant sous les cartons du prochain déménagement, certes...). Comment résoudre alors le dilemme du poids des mots ?

C'est sa libraire de Toulon (Le carré des mots, un bonheur de lecteur !) qui lui a fait découvrir une collection révolutionnaire. Elle propose des romans au format d'un livre électronique : petits, légers, compacts, les opuscules des éditions .2 séduiront forcément les inconditionnels du livre qui sont aussi des nomades impénitents. Papier bible, lecture de l'ouvrage en verticale, calligraphie au format poche mais marges réduites au maximum, le confort de la lecture est intégralement conservé. 

Allez ici pour en voir la démonstration sur l'excellent Des vents contraires, par Olivier Adam. J'adore cette vidéo parodique qui montre qu'on peut faire du nouveau avec de l'ancien !

Et puisqu'il faut bien qu'il y ait un mini-hic - et non un maxi-hoquet -, il faut convenir que leur mini-format dépare un peu dans la bibliothèque. Le seul remède ? En acheter beaucoup pour s'en faire un rayonnage harmonieux !

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