Il n'était  que trop temps de venir dépoussiérer mon coin de toile, d'en écarter les toiles d'araignée et d'aérer grand la pièce pour en chasser l'odeur de renfermé... Pourquoi ? Tout simplement parce que j'en ai de nouveau envie... Oui, de nouveau, le clavier me démange, tout comme l'envie de partager avec vous ce qui me frappe, me trouble, me plaît, me galvanise, me fait rêver ou bouger. Des livres, des lieux, des gens, des tendances, des modes, voilà ce que je me propose d'évoquer dans mes lignes et de convoquer sur votre écran.

Avant de réouvrir la pièce une fille à la page, je vous propose une séquence une fille à la plage, sur l'espace de quelques posts,

> puisque c'est l'été,

> puisque je vis aujourd'hui sur les bords de la Méditerranée,

> puisque l'année 2011 a été placée sous le signe des flots bleus, et, plus particulièrement, des îles, proches ou éloignées,

> et, enfin, parce que les profs emploient toujours un jargon compliqué, à base de "séquences" et de "séances", qu'ils font savamment alterner.

Première séance de la séquence, donc, la découverte révolutionnaire de l'été pour Kalliope : la FOUTA.

La découverte vous paraîtra peut-être tardive, typique d'une provinciale, quoique je ne l'ai vue citer qu'une fois dans Elle.

Parenthèse 1 : j'ai parlé pendant 10 jours d'un fouta, avant de découvrir dans le magazine trendy sus-cité, que le terme était féminin.

Parenthèse 2 : certes, le nom est ridicule, qu'il soit de genre masculin ou féminin, mais le concept remporte un franc succès, malgré ce désavantage, ce qui est de bon augure.

La FOUTA, donc, kézako ? Eh bien, pensez à votre valise de vacances d'été - si vous en prenez... Sur le papier, vous commencez toujours par vous dire qu'une valise cabine suffira : c'est vrai, trois robes légères, deux maillots de bain, un short et deux tops, emballez, c'est pesé et hop...... 20 kilos et la valise impossible à fermer ! Mais comment est-ce possible ? Parce qu'en outre des articles mentionnés, il faudra ajouter les tubes de crème solaire (visage & corps), de crème après-solaire pour réparer les coups de soleil que n'a pas su éviter la crème solaire, crème répulsive contre les moustiques, crème apaisante contre les piqûres de moustiques qui s'en fichent du répulsif, crème réparatrice pour le cheveux, chapeau, paréo, palmes, masque, tuba, tongs pour la plage, chaussures plus habillées pour le soir, quelques vêtements pour parer le mauvais temps éventuel - geste apotropaïque, si vous ne mettez rien de chaud, forcément il pleuvra-, appareil photo, téléphone portable, ipod et les vingt-cinq chargeurs qui vont avec, livres à lire sur la plage etc etc etc...

Bref, quand tout cela a été bouclé, calé, serré dans la valise qui n'est déjà plus une valise cabine, vous réalisez qu'il manque encore... la serviette de plage ! Un choix cornélien s'impose alors à vous :

> prendre une serviette éponge traditionnelle, forcément épaisse, que vous choisirez donc de dimensions réduites - étroite et courte, donc. Vous en dépasserez côté pieds ou tête, à votre guise ; elle sera vraisemblablement en outre kitsch - oh le beau dauphin !- à part si elle est unie, et, au bout de 5 minutes, pleine de sable et de saletés accrochées à ses bouclettes, que vous transporterez joyeusement dans vos valises, sacs et même dans votre appartement au retour.

> prendre une serviette microfibres, toute fine donc peu agréable pour s'y allonger, également de dimensions réduites, généralement unie et sans joie (cette dernière réflexion étant toute personnelle).

jusqu'à ce que vous découvriez... la FOUTA !

La Fouta, donc, alias le drap de hammam, est un drap de pur coton, généralement décoré avec sobriété et élégance, aux vastes dimensions mais, qui, une fois plié, est beaucoup moins épais qu'une serviette éponge.

Les avantages ?

> essentiellement, le faible encombrement par rapport à l'espace occupé. La Fouta est même assez vaste pour accueillir deux personnes, si elles acceptent de se serrer un peu ; de toute façon, me chuchote-t-on dans l'oreillette, comme son nom l'indique, la fouta est une invitation à... Non mais dites-moi, qu'est-ce que c'est que ces grossièretés ?

> en second, l'élégance de l'objet.

> en troisième, le fait que le sable et les scories de la plage n'adhèrent pas au coton. Une fois secouée, la fouta est propre et ne rapporte pas plein de sable dans la valise - il y en a déjà assez sur le maillot mouillé.

Les inconvénients ? il faut bien être honnête, et je ne suis pas sponsorisée non plus !

> pour commencer, la fouta, me dit-on dans l'oreille, n'essuie pas très bien, ce qui poserait problème sur les plages du nord. Comme Kalliope ne l'a pas testée sur ces plages-là encore, elle l'ignore. Cependant, si je puis me permettre, il fait généralement tellement mauvais & froid dans le nord que, là-haut, on a moins besoin d'un drap de bain que d'une écharpe, rôle qu'une fouta remplira bien mieux qu'une serviette classique (et toc !).

> la fouta est légère, et s'envole donc plus facilement qu'une serviette ; une paire de tongs, la crème solaire et le sac de plage  aux 4 coins (oui, je suis forte en calcul mental et en géométrie dans l'espace, comme tu le noteras, cher lecteur... tu n'as qu'à dissocier la paire de tongs et porter des tongs lourdes...) et le problème sera résolu.

Que dire encore pour toucher ton coeur, bien-aimé lecteur ?

Je me contenterai d'une image pour vous faire rêver de sable chaud...

fouta2

et d'un lien- qui date de 2009, c'est vous dire si la tendance a eu le temps d'être approuvée...

 

 

 

 

 

PS1 : en plus, à T*** on peut les faire broder et personnaliser...

PS2 : rappel ; un blog est censé être interactif, il n'a pas de raison d'être sans lecteurs/commentateurs... sinon, ça s'appelle un journal intime, sur un petit carnet kitsch fermé par un cadenas.