Kalliope muse ailleurs

caprices, cabotinage, calembredaines et quelques cafouillages : les cahiers de Kalliope.

30 mai 2008

Printemps de la poésie (et de la pluie)

Par la future Muse du collège Pablo Neruda (ou équivalent...), parce qu'il faut bien que je m'entraîne...

capt2156308uv3J'envisage d'adopter ce look-là... Les yeux au ciel, la baguette à la main...

mais parfois, je l'avoue, ça risque de donner ça... muse_calliope_1108_mid

Calliope se gonflant à jouer du pipeau,

vue par Albrecht Dürer...

Et pour le discours à tenir, j'imagine quelque chose comme ça...

Franchement, si j'étais poète

Je composerais au soleil une odelette

Pour qu'il vienne sur nos beaux fronts

Faire briller ses doux rayons

Mais mes vers de mirliton

Ne sont vraiment pas bons

Et comme je chante comme une casserole

Je crains de déchaîner l'ire d'Eole.

Et quoique vous en pensiez après pareil échantillon de mes talents, j'ai passé le test, je suis bien Calliope : ça ne me surprend guère, étant donné que je ne suis pas vraiment du genre à me brancher sur la chaîne religion, ou à me mettre à danser pour exprimer mes sentiments...

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29 mai 2008

Quelques fashion faut pas...

Oui, faut pas toujours céder à la mode...

pc Pénélope Cruz, mi-danseuse brésilienne, mi-poule en furie...

Parce que les inspirations géniales des têtes chercheuses de la mode, ça a quand même donné...

en vêtements

> la jupe-culotte

> le pull à manches chauve-souris

> le pull avec plein de strass et de perles bien brillantes partout (esprit 80, quand tu nous tiens...)

> le pull à l'envers

> le short derrière, jupe portefeuille devant (le short étant de toute façon périlleux)

> le jean avec élastique à la taille, bien confortable et bien inesthétique

> le débardeur (pour homme) en filet.... avec les poils qui dépassent, top classe !

> le top en voile transparent (pour femmes), parce qu'il y en a toujours pour croire qu'un simple soutien-gorge dessous, ne dissimulant aucun de leurs bourrelets, c'est chic.

> la "robe-housse", qui fait généralement "robe-sac"

> le pantalon en cuir (monopolisé par les pouffs)

> le T-shirt large pour les filles (et quand elles ont les cheveux courts, on leur dit généralement, "merci, jeune homme" ; en pleine puberté, croyez-moi, c'est déstabilisant), qu'on gardera seulement pour dormir.

> les ensembles hyper colorés, tendance boubou africain.

> les fuseaux, caleçons, leggings, collants et assimilés

> le look "gym" avec jambières, ballerine et cache-coeur, voire justaucorps...

> les vestes à épaulettes surdimensionnées

> le foulard en guise de top, qui ne dissimule aucun des vilains plis qui se forment sous les omoplates, avec l'âge : comme on ne les voit pas, on s'imagine avoir toujours un dos parfait quand il s'affaisse déjà.

> le soutien-gorge à bretelles en silicone transparente ; qui jaunit ou qui est presque plus visible qu'une bretelle colorée car il évoque de la cellophane moulant une tranche de viande.

en chaussures

> les bottines larges avec une jupe courte

> les chaussures avec des lacets qui montent sur les mollets : effet ficelles sur rôti garanti

> les "mini talons aiguilles" portés généralement avec un pantalon en cuir...

> les cuissardes

> les mules qui font flap flap quand on marche et qui mettent sur un "pied d'estale" (© mes étudiants) des talons fendillés et desséchés...

en coiffure

> la queue de cheval sur le côté

> la coupe courte asymétrique

> la nuque longue

> le brushing surgonflé...

Et ces listes sont ouvertes...

Et je ne vous dis pas à combien de ces tentations j'ai cédé...

Et quand je serai remise de mes auditions (dans 352 ans environ, à vue de nez),  je vous raconterai comme c'est fun de zigzaguer dans l'hexagone pour se faire dézinguer et dégonfler l'ego sans devenir z'aigrie.

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12 mai 2008

Suer comme une déesse

A écouter : chanson hypocalorique par Alice Dona.

tintin

Variantes qui auraient également parfaitement convenu à la période actuelle : Se faire suer comme une déesse, faire suer (les autres) comme une déesse... Mais cela est une autre histoire.

Après le régime alimentaire, l'exercice physique, tout aussi nécessaire pour se sculpter un corps de rêve. Je remercie Elle, source d'inspiration inépuisable, qui a proposé un merveilleux article "Tremblez capitons, notre programme anticellulite" auquel j'emprunterai l'essentiel de mon post.

Je découvre donc, en parcourant ce modèle d'investigation journalistique, que, pour perdre du poids, il y a plein d'exercices faciles à faire en ville.

Ainsi, le premier conseil, "randonnez à la maison" a immédiatement éveillé mon intérêt. Après tout, j'ai commencé à écrire sur le blog des randogirls. Je cite, "on peut désormais - entre 4 murs - gravir des pentes de 3 à 30°... sur un tapis incliné". En résumé, si vous arrivez à caser 45 minutes par jour de "marche classique et pas chassés sur le côté" sur votre tapis incliné, vous auriez des chances de diminuer votre tour de cuisse... Les hics de la méthode, à mon avis : faire des "pas chassés sur le côté" sur un tapis incliné augmenterait surtout mes chances de me retrouver sur les fesses ; si elles sont moins rembourrées, ça deviendrait carrément dangereux. Par ailleurs, 45 minutes par jour à gravir un tapis sans aller nulle part, je pense que je me prendrais rapidement pour un hamster. Enfin, l'appareil ne coûte que ... 6499 euros. Pour beaucoup moins cher, partez aux Seychelles et faites le tour des îles : les pentes seront plus rudes et, au moins, vous verrez du pays.

Deuxième proposition "râpez votre sel" ; le mot "râpez" me rappelle immédiatement l'expérience de la centrifugeuse lors de l'essai du programme détox qui m'avait surtout donné l'occasion de me râper les doigts. Je reste cependant ouverte à des expériences multiples et enrichissantes (ou plutôt, dans le cas présent, appauvrissantes). Pour maigrir, donc, il faut manger moins de sel. "Les diamants roses de l'Himalaya, cristaux issus d'une sédimentation millénaire, contiennent un peu moins de sodium et sont riches d'autres oligoéléments et minéraux. Autre argument : ils se râpent, ce qui limite la quantité consommée". Admirez ici l'intelligence de Elle qui ne vous précise absolument pas où trouver pareil condiment, qui donnera certainement un côté classy à votre cuisine. C'est surtout en arpentant Paris pour le dénicher que vous perdrez du poids.

Je passe sur les classiques gélules, crèmes amincissantes, huiles ou scrubs qui, s'ils ne vous font pas maigrir, grâce à un effet (prouvé, naturellement) d'illusion d'optique, dissimulent la peau d'orange, selon l'article.

La meilleure proposition, à mon avis, c'est l'antépénultième (quand vous commencez à être vraiment désespérée ou quand la rédactrice n'a plus d'idées) : "enfilez un legging". Bon, déjà, le legging, c'est juste le nouveau nom d'un truc que vous avez jeté aux orties depuis 10 ans, et que vous appeliez à l'époque "collant" ou "caleçon". Déjà, il y a 10 ans, vous vous demandiez comment vous aviez fait pour succomber à la mode d'un truc qui ne va à personne après la puberté (cad quand vous n'avez plus un corps de garçon). Une attaque de démence ou un aveuglement général, j'hésite. Un peu comme le slim : même Kate Moss paraît grosse dedans. Les modeux ont essayé de vous berner en lançant en même temps la tendance tunique ou tee-shirt robe qui ne dissimule que très vaguement les dégâts visuels du legging/slim. Bref, admettons que vous ayez cédé à la tentation et acheté un legging. Vous pensez avoir trouvé ici le moyen de le recycler autrement que pour faire les vitres ? Absolument pas, car il faut un legging spécial, un "legging drainant au look fluo kid que ne renierait pas la top Agynesse Deyn" (Qui ça ?). "Développé et breveté par un phlébologue, il combat la paresse lymphatique impliquée dans la formation de la cellulite. Son secret ? Un effet de contention associé à un massage du système lymphatique superficielle via des petits picots en PVC." Déjà, vous commencez à vous dire que même si vous achetiez un truc de ce genre, à 78, 95 euros l'unité quand même (mais, rassurez-vous, vous ne risquez pas de le filer), vous oseriez à peine l'enfiler planquée dans votre placard ou pour faire le ménage, ou même sur votre plan incliné à 6499 euros... (l'illustration dans l'article en montre un rouge-rose absolument terrifiant, le site c'est ici). Mais l'investissement serait alors parfaitement inutile car "pour une action optimale du massage, il faut que les picots bougent sur la cuisse, donc on ne le porte pas pour être chez soi devant la télé mais pour faire une bonne marche ou un tour de Vélib'" L'humiliation absolue, en somme : non seulement vous avez de la cellulite, soulignée par le legging moulant, mais en plus vous vous promenez dans un accoutrement de clown... je pense que les rédactrices de Elle doivent bien s'amuser.

Le Petit Spirou.

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Elles terminent sur le traditionnel "pétrissez-vous" : j'avais entendu un jour que nulle crème ou massage n'est efficace s'il dure moins de 15 minutes ; 15 minutes pour chacune de vos cuisses, puis pour le ventre, ça ne fait jamais que 45 minutes par jour à vous palper rouler.

Mon conseil personnel, c'est de remplacer tout cela par un hammam-copines : vous transpirez, vous êtes gommée et massée sans rien faire, et si vous allez aux Bains du Marais, je vous promets que vous vous sentirez mince en sortant, après avoir été confrontée aux redoutables matrones qui officient en ces lieux. 

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07 mai 2008

Poésie de circonstance

30 ans

Trente ans et tu regardes le papier peint vieillir

Trente ans et tu veux toujours t'éblouir

Dans des nuits si longues que les jours devaient rétrécir

Trente ans et oui tu ne les as pas vu venir

Trente ans c'est peut-être le moment de s'enfuir

T'étais partant disais-tu dans un sourire

Pour tes trente ans de brûler tes souvenirs

Trente ans ne laisse plus le canapé t'engloutir

Trente ans n'attends plus qu'on vienne t'attendrir

Redeviens touchant comme quand tu voulais tout détruire

C'est entêtant ce temps qui passe sans prévenir

Tant de mésententes et tant de causes perdues

Tant de mésaventures dans de petites préfectures

Tant pis pour les victoires et tant mieux pour les défaites

De toute façon on a toujours l'air aussi bête.

                               Miossec, L'Etreinte.

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01 mai 2008

Kalliope à la diète

_BalanceA écouter : Gérald Genty Plaire

Quand tous les abribus et les panneaux publicitaires tentent de nous vendre la plateforme wii-fit, Kalliope songe à investir dans une simple balance...

Dans les îles, ce n'était pas encore très grave. Je me lassai vite des currys et la chaleur imposait des repas légers. Là-bas, j'aurais pu me nourrir exclusivement de mangues, suaves et parfumées.

Au retour, le stress, le froid et la grisaille exigèrent du gras et du sucré en compensation : des snickers pour se récompenser d'avoir assuré deux heures de cours, des pâtisseries pour remplacer les repas sautés en courant d'un coin de Paris à l'autre.

Le phénomène s'aggrava en Suède où, à la découverte de la Kanelbülle, s'ajoutèrent les petits plats mitonnés par mes hôtes : pâtes fraîches faites maison, panais rôtis au miel, saumon et quelques macarons : l'heure devenait grave.

On atteignit des sommets le week-end dernier, quand je migrais vers l'Est. Nulle excuse, le ciel était devenu estival, mais, bien lancée et bien encouragée, je ne pouvais plus m'arrêter en si bon chemin. A Strasbourg, mes hôtes me convièrent à déguster un délicieux "menu surprise" à l'Escale aux Quais (excellente adresse). Après les 3 plats et le dessert, quand vint l'heure de la guimauve, S*** et moi frôlions l'hystérie. Le lendemain, petit tour clandestin sur leur balance. Agréable surprise : un poids de rêve, qui pourtant, ne concordait pas avec les sensations ressenties dans le "jean-étalon". Méfiante, j'interroge S***. Las, leur balance allége de 3 kilos...

Le reste du week-end, arrimée à la cuisine sous le fallacieux prétexte de mettre la main à la pâte, je ratais la semoule du taboulé, brisai un plat à tarte et gâchai la pâte à l'intérieur, en fit une pour la remplacer que je laissai brûler, mit mon grain de sel dans un savoureux débat viril "A partir de quand peut-on partager une brosse à dents dans un couple ?" et détaillai avec délices le fonctionnement de l'ocytocine*. Tout cela pour mieux dissimuler mes razzias dans les placards et ma gourmandise frénétique.

Bref, vous l'aurez compris, après des mois de béatitude où elle pouvait s'empiffrer la conscience tranquille grâce aux kilos perdus pendant la thèse, Kalliope s'empâte. Elle retrouve avec tristesse la dure condition féminine du régime permanent.

Depuis avant-hier, je m'interdis les grignotages en-dehors des repas, j'ai vidé mes placards de leurs viennoiseries bourrées d'huile de palme pour les remplacer par des fruits, je patiente jusqu'aux repas où j'essaie de manger frugalement, j'envisage d'être plus assidue à la piscine, je remonte sur les vélibs... jusqu'au moment de me coucher où mon organisme, affolé par ces subites restrictions, se révolte : tandis que je médite mon post à 3h30 du matin, mes jambes flageolent et je me jette sur le pain -sec- car où serait le plaisir du régime sans les entorses régulières ?

Restent les subterfuges pour se faire croire que l'on mincit : il suffit d'aller chez le coiffeur pour perdre 500 g... de cheveux (quoiqu'ils soient fins, eux...).

Heureusement, alternative au programme detox, Elle nous proposait il y a quelques semaines le marronnier de la saison, le "programme anticellulite". Un festin de billevisées que je parcourerai avec délices dans le prochain post en espérant vous mettre l'eau à la bouche.

*ocytocine : pour les curieux de la biochimie amoureuse, lire Lucy Vincent, Comment devient-on amoureux ?

Posté par Kalliope à 17:15 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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